CITATIONS : Le Temps, l’Existence & la Mort

L’existence et le temps (le devenir, l’individu, la mort, le sens, la vie) :

 

 

« C’est la maladie qui rend la santé agréable ; le mal qui engendre le bien » HERACLITE,  Fragments

 

 

« Nous descendons et ne descendons pas dans le même fleuve ; nous sommes et nous ne sommes pas » SOPHOCLE, Antigone

 

 

« De même, en effet, qu’il existe toujours un intermédiaire, qui est le Devenir entre l’Être et le Non-Être, de même aussi il y a ce qui devient entre ce qui est et ce qui n’est pas » ARISTOTE, Métaphysique I

 

 

« (…) la mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation ; or, la mort est la privation complète de cette dernière » EPICURE, Lettre à Ménécée

 

 

« (…) l’amour des richesses, l’aveugle désir des honneurs qui poussent les misérables hommes à transgresser les limites du droit, parfois même à se faire les complices et les serviteurs du crime, et nuit et jour s’efforcer par un labeur sans égal d’émerger jusqu’au faîte de la fortune : toutes ces plaies de la vie, c’est pour la plus grande part la crainte de la mort qui les nourrit » LUCRECE, De
la nature III


 

 

« La loi éternelle n’a rien fait de mieux que de donner à notre vie, avec une seule entrée, plusieurs sorties » SENEQUE, Lettre à Lucilius

 

 

« Cicéron dit que philosopher ce n’est autre chose que s’apprêter à la mort ‘…) c’est que toute la sagesse et discours du monde se résout enfin à ce point, de nous apprendre à ne craindre point à mourir » MONTAIGNE, Essais I, XX

 

 

« Et si vous avez vécu un jour, vous avez tout vu. Un jour est égal à tous les jours » MONTAIGNE, Essais I, XX

 

 

« (…) la misère de notre condition porte que nous n’avons pas tant à jouir qu’à fuir » MONTAIGNE, Essais II, XII

 

 

« (…) la vie d’un homme, ce n’est que le temps de dire un » SHAKESPEARE, Hamlet V, 2

 

 

« La vie n’est qu’un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus ; c’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien » SHAKESPEARE, Macbeth V, 5

 

 

« (…) la mort n’arrive jamais par la faute de l’âme, mais seulement parce que quelqu’une des principales parties du corps se corrompt » DESCARTES, Traité des passions I, §6

 

 

« (…) l’homme qui vit songe ce qu’il est, jusqu’à son réveil » CALDERON, La vie est un songe III

 

 

« La vie humaine est un combat contre la malice de l’homme même » GRACIAN, L’homme de cour, XIII

 

 

« Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement » La ROCHEFOUCAULD, Maximes §26

 

 

« Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. (…) Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons vivre » PASCAL, Pensées §172

 

 

« La chose à laquelle un homme libre pense le moins, c’est la mort ; et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie » SPINOZA, Ethique IV proposition LXVII

 

 

 « … les hommes se préoccupent partout de ce qui pourrait arriver après leur mort, pourvu que cela concerne ce monde » HUME, Traité de la nature humaine, I

 

 

« L’homme n’est rien d’autre que la série de ses actes » HEGEL, Encyclopédie

 

 

« Nous plaignons les morts comme s’ils se sentaient morts » HÖLDERLIN, Hypérion

 

 

« Il est vrai, la vie est pauvre, solitaire. Nous vivons ici comme le diamant dans
la mine. Pour retrouver le chemin des hauteurs, nous demandons en vain par où nous sommes descendus » HÖLDERLIN, Hypérion

 

 

« Les artères qui partent du cœur y reviennent : tout n’est qu’une seule vie, brûlante, éternelle » HÖLDERLIN, Hypérion

 

 

« L’homme est un animal métaphysique. Sans doute, quand sa conscience ne fait encore que s’éveiller, il se figure être intelligible sans effort ; mais cela ne dure pas longtemps : avec la première réflexion, se produit déjà cet étonnement, qui fut pour ainsi dire le père de
la métaphysique. C’est en ce sens qu’Aristote a dit aussi au début de sa Métaphysique [… (voir citation d’Aristote)]. De même, avoir l’esprit philosophique, c’est être capable de s’étonner des événements habituels et des choses de tous les jours, de se poser comme sujet d’étude ce qu’il y a de plus général et de plus ordinaire ; tandis que l’étonnement du savant ne se produit qu’à propos de phénomènes rares et choisis, et que tout son problème se réduit à ramener ce phénomène à un autre plus connu. (…) Suivant moi, la philosophie naît de notre étonnement au sujet du monde et de notre propre existence, qui s’imposent à notre intellect comme une énigme dont la solution ne cesse dès lors de préoccuper l’humanité » SCHOPENHAUER, Le Monde comme Volonté et comme Représentation II XVII

 

 

« Ce qui fait l’occupation de tout être vivant ce qui le  tient en mouvement, c’est le désir de vivre. Eh bien, cette existence, une fois assurée, nous ne savons qu’en faire, ni à quoi l’employer ! Alors intervient le second ressort qui nous met en mouvement, le désir de nous délivrer du fardeau de l’existence, de le rendre insensible, « de tuer le temps », ce qui veut dire de fuir l’ennui » SCHOPENHAUER, Le monde comme volonté et comme représentation IV 57

 

 

« Aussi, malgré tous les changements extérieurs, la vie de chaque homme porte-t-elle d’un bout à l’autre le même caractère ; on peut la comparer à une suite de variations sur un même thème » SCHOPENHAUER, Aphorismes sur la sagesse dans
la vie I


 

 

« Oser à fond être soi-même, oser réaliser un individu, non tel ou tel, mais celui-ci, isolé devant Dieu, seul devant l’immensité de son effort et de sa responsabilité » KIERKEGAARD, Traité du désespoir, Préface

 

 

« Que dit ta conscience ? – Tu dois devenir qui tu es » NIETZSCHE, Le gai savoir §270

 

 

« 
Vivre ? … c’est rejeter constamment loi de soi ce qui veut mourir.
Vivre ? … c’est être cruel, c’est être impitoyable pour tout ce qui vieillit et s’affaiblit en nous, et même ailleurs » NIETZSCHE, Le gai savoir §26

 

 

« La vie n’est qu’une variété de la mort, et une variété très rare » NIETZSCHE, Le gai savoir §109

 

 

« Devenir ce que l’on est, cela fait supposer que l’on ne se doute même pas de ce que l’on est » NIETZSCHE, Ecce homo, II

 

 

« Il vient pour tout homme une heure où il se demande avec stupéfaction : Comment peut-on vivre ? Et l’on vit cependant » NIETZSCHE, La naissance de la philosophie

 

 

« (…) l’homme est quelque chose qui doit être surmonté, — l’homme est un pont et non un but : se disant bienheureux de son midi et de son soir, une voie vers de nouvelles aurores » NIETZSCHE, Ainsi parlait Zarathoustra III Des vieilles et des nouvelles 3

 

 

« (…) nous vivons en prenant congé sans cesse » RILKE, Elégies de Duino

 

 

« Si nous représentons la vie de l’individu comme une pièce plus ou moins grande, il devient clair que presque tous n’apprennent à connaître qu’un coin de cette pièce » RILKE, Lettres à un jeune poète

 

 

« Je considère la vie comme une auberge où je dois séjourner, jusqu’à l’arrivée de la diligence de l’abîme. Je ne sais où elle me conduira, car je ne sais rien » PESSOA, Le livre de l’intranquillité

 

 

« Si je veux que ma vie ait un sens pour moi, il faut qu’elle en ait pour autrui ; personne n’oserait donner à la vie un sens que lui seul apercevrait » BATAILLE, L’expérience intérieure

 

 

« (…) le devenir est la dimension selon laquelle l’être se transfère lui-même tout entier dans une autre réalité ontique, ou mieux, passe d’être en être continuellement » JANKELEVITCH, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, I

 

 

« Il est significatif, sur le plan psychologique, que nous commencions à nous inquiéter du sens de la vie aux moments où nous sommes désemparés par des épreuves pénibles » BETTELHEIM, Survivre

 

 

« L’homme est une passion inutile » SARTRE, L’être et le néant

 

 

« La mort n’est jamais ce qui donne son sens à la vie, c’est au contraire ce qui lui ôte toute signification » SARTRE, L’être et le néant

 

 

« Être mort, c’est être en proie aux vivants » SARTRE, L’être et le néant

 

 

« L’homme, tel que le conçoit l’existentialiste, s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. Il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait. Ainsi, il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour
la concevoir. L’homme est seulement, non seulement tel qu’il se conçoit, mais tel qu’il se veut, et comme il se conçoit après l’existence, comme il se veut après cet élan vers l’existence ; l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait » SARTRE, L’existentialisme est un humanisme

 

 

« Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse, meurt par rencontre » SARTRE, La nausée

 

 

« Quelle que soit l’idée que chacun aime à se faire de la mort, une chose est sûre : cette opinion n’a aucune valeur » BECKETT, Proust

 

 

« (…) notre vie est une succession de paradis qui nous sont l’un après l’autre refusé » BECKETT, Proust

 

 

« L’on ne ressent jamais plus douloureusement l’irréversibilité du temps que dans le remords. L’irréparable n’est que l’interprétation morale de cette irréversibilité » CIORAN, Le crépuscule des pensées

 

 

« (…) personne n’a jamais montré l’existence de ce qu’on pourrait appeler un mécanisme de mort » François JACOB, Le jeu des possibles

 

 

« Ce qui vous fait exister, ce n’est pas la force de votre désir (…), c’est le jeu du monde et de la séduction, c’est la passion de jouer et d’être joué, c’est la passion de l’illusion et des apparences, c’est ce qui est venu d’ailleurs, des autres » BAUDRILLARD, Les stratégies fatales

 

 

« Seul l’imbécile croit que le monde finit là où il finit lui-même » BERNHARD, Extinctions

 

 

« Ce qui nous fait vivre, c’est l’hypothèse selon laquelle les problèmes insurmontables de nuit, sont surmontables de jour » BERNHARD, Perturbation

 

 « Tout être vivant, pour se sentir exister est contraint à la recherche de sensations » Boris CYRULNIK, L‘ensorcellement du monde 



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